Author: Association ESPAS

Cours de prévention de base – Sion – 25.05.19

Le service Prévention & Formation d’ESPAS s’engage pour sensibiliser à la thématique des abus sexuels les adultes, qui comme vous, encadrent des enfants, des jeunes ainsi que des personnes en situation de handicap.

Notre objectif est de vous permettre de développer des connaissances ainsi que de vous approprier des outils de base en matière de prévention des abus sexuels.

Objectifs

Alliant apports théoriques, discussions et réflexions de groupe, cette formation a comme buts de :

  • Définir et réfléchir aux notions-clés : “contacts adéquats”, “inadéquats” et “abus sexuels” ;
  • Réfléchir en groupe autour de situations concrètes avec ajout des articles du code pénal (187 et ss.) ;
  • Savoir écouter un enfant qui se confie et réagir en cas de suspicion ou d’abus sexuels avérés ;
  • Réfléchir aux premières mesures de prévention.

Informations pratiques

Formatrice : Sophie Pasquier, Psychologue SPAB
Date : Samedi 25 mai 2019
Horaires : 09:00 – 12:00
Lieu : Ecole Club Migros Sion – Place de la Gare 9 – 1950 Sion
Tarifs : CHF 80.- (tarif partenaire) ; CHF 120.- (tarif non partenaire)
Délai d’inscription : mercredi 15 mai 2019

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Que faire si un adulte encadrant a des gestes déplacés envers un-e jeune ?

Imaginons que lors d’un camp, en passant devant une chambre dont la porte est ouverte, vous voyez, couchés sur un lit, une encadrante de 22 ans qui a sa main sur le ventre d’un participant de 17 ans. Comment réagiriez-vous ?

Par ce type d’exemples fictifs, que nous utilisons parfois dans nos cours de prévention, nous souhaitons vous inviter à réfléchir à des situations concrètes, pouvant survenir au sein de vos activités et vous proposer quelques éléments de réponses.

Une situation qui questionne mais « non-illégale »

Au niveau légal, et dans ce contexte, les contacts prodigués sur le ventre du jeune ne sont pas considérés comme des actes d’ordre sexuels. Ils n’en demeurent toutefois pas moins questionnants ! En effet, comme l’avions vu dans cet article, cette situation peut notamment mettre en lumière que la monitrice n’est pas au clair quant aux exigences liées à son rôle éducatif.

Pour rappel, est défini comme acte d’ordre sexuel : « une activité corporelle sur soi-même ou sur autrui qui tend à l’excitation ou à la jouissance de l’un des partenaires au moins ». Autrement dit, il est interdit de toucher les parties « bikini » et d’embrasser avec la langue.

Le rapport de dépendance éducative

Or, aux vues de ce qui précède, si les faits observés ne semblent pas illégaux en tant que tels, il est important de rappeler que les actes d’ordre sexuel sont pénalement interdits entre un encadrant et un jeune âgé de 16 à 18 ans. En effet, le rapport de dépendance éducative qui lie l’encadrante et le jeune, rend, d’un point de vue légal, impossible toute relation entre les deux protagonistes. Et ce, même si le jeune a atteint la majorité sexuelle !

Alors, comment réagir… ?

… de manière générale ?

Une des questions à vous poser, est est-ce que vous réagiriez de la même manière si cette situation avait concerné un moniteur et une jeune ou des personnes du même sexe ?

…avec le jeune ?

Comme lorsqu’un enfant viendrait se confier, une seule question est à poser pour clarifier la situation : « peux-tu m’en dire plus ? ».

…avec la monitrice ?

Selon les informations reçues par le jeune, quelles suites envisager ? Un recadrage ? Une exclusion ? En fait, cela dépend des règles de conduite et des attentes explicitées à vos équipes, qui auraient dû être posées en amont.

Ces questions doivent vous paraitre déroutantes ! C’est pourquoi, lors de nos formations, nous vous accompagnons dans les réflexions nécessaires à la mise sur pieds de mesures de prévention et vous proposons des solutions afin de permettre à vos équipes d’exercer leur rôle auprès des enfants dans les meilleures conditions.

Vous souhaitez davantage d’informations ? Contactez-nous !

Cours “Abus sexuels : premiers outils pour réfléchir et agir” – Valais – 16.05.19

Dès 2019, nous nous réjouissons de vous proposer une nouvelle formule de cours de prévention itinérante. Son objectif : vous offrir les bases pour comprendre ce que sont les abus sexuels et comment réagir en cas de suspicions ou de confidences. 

Découvrez les informations pour notre date à destination des professionnels du canton du Valais ! 

Contenu du cours

  • Définition des notions “contacts adéquats”, “sphère personnelle” et “abus sexuels”
  • Lois en vigueur
  • Réflexions autour de situations concrètes
  • Mise en pratique sur les comportements à adopter en cas de suspicions ou de confidences
  • Informations sur les victimes et les auteurs
  • Recueillir la parole d’une victime

Informations pratiques

Formatrice : Laure Lambelet, psychologue FSP
Horaires :  9h-12h | 13h-16h
Prix : CHF 250.-
Délai d’inscription : 06.05.19

Cours : “Jeux, amour, abus entre enfants : savoir situer la limite et agir avec un jeune auteur d’abus sexuels” – 18-19.06.19

Module de formation de 2 jours 

Bien souvent nous constatons que pour nombre de professionnels et d’adultes concernés, lorsque deux ou plusieurs enfants ou adolescents sont impliqués dans des comportements sexualisés, les limites entre comportements « normaux » ou d’exploration et des actes répréhensibles et dommageables ne sont pas toujours très claires. Ceci a comme conséquence que les adultes ne savent pas comment se comporter. Dès lors, il y a un risque à la sur-réaction ou à l’inverse, à la banalisation.

Contenu du cours

A travers des exemples concrets, d’apports théoriques et d’échanges, ces deux jours de formation ont comme buts principaux de vous permettre de :

  • Connaitre la différence entre jeux sexuels “normaux”, abus sexuel et infraction à caractère sexuel ;
  • Savoir réagir adéquatement en cas de soupçon ou d’abus sexuel avéré lorsque des jeunes sont impliqués ;.
  • Savoir accompagner un enfant à comportement sexuels “problématiques”
  • Savoir comment accompagner un jeune auteur d’abus sexuels
  • Identifier les bons réflexes afin de développer des procédures et une prévention au sein de son institution

Informations pratiques

Formateur : Marco Tuberoso, psychologue FSP/AVP
Date : 18 & 19 juin 19
Lieu : Maison de la Femme, Av. Eglantine 6, 1006 Lausanne
Tarif : CHF 550.-
Délai d’inscription : Lundi 3 juin 2019

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Cours “Abus sexuels : premiers outils pour réfléchir et agir” – Fribourg – 28.03.19

Dès 2019, nous nous réjouissons de vous proposer une nouvelle formule de cours de prévention itinérante à destination des professionnels. Son objectif : vous offrir les bases pour comprendre ce que sont les abus sexuels et comment réagir en cas de suspicions ou de confidences. 

 

Contenu du cours

  • Définition des notions “contacts adéquats”, “sphère personnelle” et “abus sexuels”
  • Lois en vigueur 
  • Réflexions autour de situations concrètes
  • Mise en pratique sur les comportements à adopter en cas de suspicions ou de confidences
  • Informations sur les victimes et les auteurs 
  • Recueillir la parole d’une victime

Informations pratiques

Formatrice : Laure Lambelet, psychologue FSP
Horaires :  9h-12h | 13h-16h
Prix : CHF 250.-
Délai d’inscription : 11.03.19

“Le partenariat permet de protéger tous les échelons de l’organisation.”

D’abord partenaire du service de prévention mira, puis d’ESPAS, le CPV, association qui organise des camps de vacances et des centres aérés dans le canton de Genève, s’est engagé dans une démarche de prévention des abus sexuels depuis 2010. Rencontre avec Sarah Sandoz, directrice, qui nous explique son expérience.

 

Se doter de l’expertise de ses pairs

Chaque année, ce sont quelque 1500 enfants, encadrés par près de 450 bénévoles, qui participent à l’un des 120 séjours organisés par le CPV. Et, c’est dans le but de compléter ses compétences en matière de prévention des abus sexuels que l’organisation s’est jadis tournée vers le service mira, repris par ESPAS depuis 2017. Une démarche qui dépasse largement les limites de cette thématique délicate, comme l’explique sa directrice : « Le CPV a toujours eu une forme d’humilité face aux techniques et aux connaissances. Nous avons toujours cherché à obtenir l’expertise de professionnels et à nous compléter grâce à notre réseau dans quelque domaine que ce soit. »

 

Le principal bénéfice : se sentir sécurisé dans les démarches à entreprendre

En plus d’offrir un gage de qualité et une assurance indéniables pour les parents, le principal bénéfice du partenariat est le sentiment de sécurité procuré aux équipes. « En tant que professionnel, c’est important de se sentir en sécurité dans ce que l’on fait. Savoir que l’on peut se tourner vers des experts est très précieux. », explique Sarah Sandoz. Et ce, d’autant plus que cet engagement permet de protéger tous les membres de l’organisation : « Que ce soit la direction, la cellule de crise, l’équipe de professionnels, les moniteurs sur le terrain, et finalement, les enfants, tout le monde est protégé avec le partenariat ».

Les conseils prodigués lors de situations délicates, tout comme les formations dispensées aux équipes contribuent également à ces bénéfices. En effet, ces dernières offrent des outils pour savoir réagir de manière adéquate en cas de crise. Sarah Sandoz l’explique : « S’il se passe quelque chose dans un camp, s’il y a une confidence, les équipes ont besoin d’outils pour gérer cette situation. Si on la gère soi-même, sans outils, il y a de fortes chances que l’on soit à côté. Très bien intentionnés, mais à côté. Le fait d’avoir des personnes formées en amont, en plus de la présence d’ESPAS, permet d’être assez sûr d’agir de manière adéquate et au mieux pour les enfants et les bénévoles, ce qui est la finalité. »

 

La prévention des abus sexuels, un sujet important mais effrayant

Au fil des années, le CPV a suivi mira, puis ESPAS. Et, selon les mots de sa directrice, la confiance est totale. « Les expériences nous ont dit que nous avions raison d’avoir confiance. Il est important de parler de la prévention des abus sexuels, mais c’est très effrayant. » Comme l’explique la directrice du CPV, l’accompagnement d’ESPAS, tout comme les outils proposés dans le cadre de ce partenariat permettent d’avoir un impact positif et libérer la parole.  « Être accompagné par ESPAS permet aussi de mettre des mots, qui sont parfois difficile à venir. » Nous remercions le CPV pour sa confiance et son engagement en matière de prévention.

Vous êtes intéressés par notre partenariat ou nos formations ? Contactez-nous ! 

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Comment soutenir un enfant victime de maltraitance ou d’abus ?

Dans votre organisation, les relations privilégiées entre vos encadrants – moniteurs, professeurs, coaches, etc., et les enfants qui vous sont confiés permettent à ces derniers d’avoir d’autres référents que leurs parents. Pour des jeunes potentiellement victimes de violences, cela représente l’opportunité d’identifier que ce qu’ils vivent n’est pas adéquat et leur offre l’opportunité de s’autoriser à en parler.

 

Permettre aux enfants concernés de déposer leur vécu

Quel que soit l’âge de la personne concernée, les maltraitances et les violences sexuelles tendent à plonger dans le silence et le secret. Par ailleurs, plus la personne victime peut en parler rapidement, moins elle risque de développer un potentiel traumatisme.

Le lieu associatif permet aux enfants de s’épanouir et développer de nouvelles capacités. Au gré des activités que vous proposez, des relations particulières et de confiance se tissent entre vos encadrants et vos jeunes participants Vos moniteurs ou entraineurs sont peut-être des figures idéalisées, auprès desquelles les enfants victimes de situations difficiles pourraient plus facilement venir se confier. Se trouver dans une structure associative bienveillante est donc une chance pour un enfant de parler et déposer ce qu’il vit. De là, plusieurs aspects sont à considérer.

 

Devenir une organisation ouverte au dialogue

Une des mesures que vous pouvez entreprendre est d’informer les enfants du fonctionnement de votre structure et de ce qui est attendu de chacun. Ainsi, dans le cadre d’un club sportif, expliquez-leur que les entraineurs sont présents et disponibles en cas de problème dans les vestiaires par exemple. Une telle démarche permet aux jeunes de dire si quelque chose les dérange, mais encourage également les enfants concernés par la maltraitance et des abus à déposer leur vécu.

 

Favoriser une culture associative participative

Il est également possible d’intégrer les jeunes dans le processus de décision de votre vie associative. A titre d’exemple, vous pouvez notamment les impliquer dans la rédaction d’une charte de vivre ensemble.

Une culture associative participative ne permettra pas d’éviter totalement qu’un dépassement de limites ne survienne. Mais, si une telle situation devait se produire, cela donnerait les clés aux enfants pour réagir et le signaler plus facilement.

 

Outiller vos encadrants pour réagir de manière adéquate

Nous ne le répéterons jamais assez : il est primordial que votre organisation soit préparée et sache réagir de manière appropriée en situation de révélation.

S’engager seul dans des telles démarches pourrait vous paraître compliqué et contraignant.  Vous soutenir dans la mise en place de stratégie de prévention est au cœur de notre prévention.

Un-e enfant ou un-e jeune s’est confié à vous et vous souhaitez des conseils sur les démarches à entreprendre ? Contactez notre permanence au 0848 515 000 !

5 conseils pour l’engagement de nouveaux encadrants

Pour un club de sport, une école de musique ou toute autre structure proposant des camps ou des activités pour les enfants, engager de nouveaux encadrants peut s’avérer compliqué. Entre l’absence de procédures et des exigences parfois dissuasives, comment trouver la juste balance, tout en assurant la sécurité de vos jeunes membres ? Quelques conseils !

La question des extraits de casier judiciaire

Le Conseil Fédéral a décidé de la mise en œuvre de l’initiative populaire « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants », entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Cette dernière définit notamment qu’ « aucun délinquant condamné n’aura plus le droit de travailler auprès d’enfants[1] ».

Afin de vous prémunir d’engager quelqu’un ayant été condamné pour une infraction à caractère sexuel à l’encontre d’enfants ou de jeunes, nous vous recommandons de demander l’extrait de casier judiciaire et l’extrait spécial de casier judiciaire.

Les extraits de casier judiciaires ne vous permettront toutefois que de prendre connaissance des personnes qui ont été condamnées. Dès lors, quelles mesures complémentaires adopter ?

 

Faire connaissance avec votre interlocuteur

Comprendre ses motivations et expériences

Vous pouvez notamment tenter de comprendre ce qui l’amène à vouloir s’engager au sein de votre organisation et sur ses expériences passées. A-t-il, par exemple, déjà occupé une fonction similaire ou un rôle auprès des enfants ?

Si la réponse est non, il sera d’autant plus important de le questionner sur les raisons qui l’incitent à vouloir le faire.

Si la réponse est oui, comment cela s’est-il passé ? Existe-t-il des références ?

 

Demander des références

Cet échange peut également être l’opportunité de solliciter des références.

Si la personne refuse, demandez-vous si vous souhaitez réellement intégrer une telle personne au sein de votre équipe.

Si la personne accepte, vous vous trouvez dans une bonne dynamique.

 

Expliciter clairement le rôle attendu

Il est important de décrire clairement ce que votre organisation attend de ses encadrants, notamment en matière de proximité et de distance. Autrement dit, c’est le moment d’expliciter votre position par rapport à des thèmes tels que l’entrée dans les vestiaires, les réseaux sociaux ou encore les gestes nécessaires à la pratique de vos activités.

Selon nous, parler des contacts adéquats dans le cadre de vos activités doit permettre de dissuader les potentiels individus mal intentionnés, mais aussi de diminuer le risque de dépassement de limites. En effet, une personne avertie se rendra plus facilement compte qu’une situation tend à devenir délicate et pourra agir en conséquence.

 

Accompagner l’entrée en fonction

Personne ne peut tout savoir dès le départ ! Que vous soyez en présence d’un adulte expérimenté ou non, il faut se demander si vous souhaitez directement laisser cette personne prendre son rôle ou mettre en place des mesures pour l’accompagner au mieux. Ainsi, pourquoi ne pas opter pour une intégration en plusieurs étapes allant de l’observation à la prise en charge autonome ?

Trouver des encadrants prêts à donner de leur temps et de leur énergie pour les jeunes n’est pas chose aisée. Si nous comprenons cet argument, cela ne devrait pas dispenser votre organisation d’un processus de recrutement. En un article, il n’est bien évidemment pas possible de traiter l’intégralité de cette thématique et ce, d’autant plus que chaque structure est unique. Si vous souhaitez un accompagnement personnalisé, n’hésitez pas à nous contacter.

[1] Source : https://www.bj.admin.ch/bj/fr/home/aktuell/news/2018/ref_2018-10-10.html

 

 

Organisations : quelle est votre responsabilité en cas d’abus ?

Ces dernières années, différents cas au sein d’organisations ont mené à une même situation : la menace de poursuites pénales à l’encontre de la hiérarchie d’une organisation dont l’un des encadrants s’est rendu coupable d’actes d’ordre sexuel sur des mineurs, à l’image de cette affaire récente en France. Rapide état des lieux et recommandations.

Concrètement, de quoi parle-t-on ?

Récemment en France, la presse s’est fait écho d’une situation au cours de laquelle la hiérarchie d’un animateur périscolaire s’est retrouvée sous le coup d’une enquête contre X pour non-dénonciation d’agression sexuelle sur mineur. Est-ce qu’il pourrait se passer la même chose en Suisse ? A notre connaissance, s’il apparaissait qu’une hiérarchie avait reçu un signalement concernant une situation d’abus sexuels et n’en a pas fait cas, a dissimulé des faits ou a refusé d’appliquer un principe de précaution, elle pourrait être tenue pénalement responsable en cas d’une éventuelle nouvelle victime.

Donc, quels sont les comportements à adopter en cas de suspicions[1] ou d’allégations[2] d’abus sexuel ?

En plus des comportements à adopter en cas de soupçons, voici quelques recommandations complémentaires si une telle situation devait se produire au sein de votre organisation :

 

En cas de suspicions, votre rôle est de clarifier la situation

Clarifier une situation signifie notamment de prendre des notes, quant aux motifs du soupçons : qu’est-ce qui a été observé, quand et par qui, d’où vient l’idée que des limites auraient été transgressées ? Il n’est cependant pas de votre responsabilité de démêler le vrai du faux, ni de mener l’enquête. Cela serait même contreproductif et entraverait le travail de la police et de la justice.

 

En cas de suspicions, votre rôle est d’adopter un principe de précaution

S’il n’est pas possible de clarifier la situation, ne restez pas seul face à ce questionnement.  Demandez de l’aide à un service compétent afin d’être conseillé dans les démarches de précaution à entreprendre.

 

En cas d’allégations, votre rôle est de transmettre la situation à une autorité compétente

Vous pouvez évidemment vous adresser directement à la police. Nous savons toutefois que ces démarches peuvent faire peur et, comme en cas de suspicions, nous pouvons vous soutenir.

 

En cas d’allégations, votre rôle est de protéger tous les membres de votre structure

S’il n’est pas de votre ressort de démêler le vrai du faux, il est de votre ressort de protéger tous les membres de votre structure. L’une des mesures de protection serait notamment de suspendre, durant le temps de l’enquête, la personne mise en cause par les allégations d’abus sexuel.

 

En tout temps, votre rôle est d’agir pour les enfants et les jeunes et non contre quelqu’un en particulier

Prendre de telles décisions n’est pas simple. Gardez à l’esprit que ces mesures sont prises pour la protection des enfants. Toutefois, cela ne signifie pas que vous agissez contre quelqu’un.

 

Grâce votre implication au sein de votre structure, vous transmettez votre passion à la génération future. Grâce à vous les enfants pourront s’épanouir dans un climat chaleureux à travers vos activités. Et en même temps, vous acceptez d’endosser certaines responsabilités importantes. Nous avons écrit cet article afin de vous soutenir dans cet engagement envers les enfants.

 

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[1] Nous parlons de soupçons tant que les responsables d’une organisation n’ont pas observé de faits concrets mais ressentent qu’une situation devient délicate et tant que l’enfant n’a mis en cause personne.

[2] Nous parlons d’allégations lorsque des faits concrets ont été observés ou rapportés par un adulte ou suite à un dévoilement de la part d’un enfant.

Retours sur la permanence estivale

Comme chaque année en période estivale, notre service Prévention & Formation s’est tenu à disposition des organisations en cas de questionnement, lors de dépassement de limites ou de soupçons d’abus sexuels. Petit retour sur nos interventions 2018.

La permanence de conseils en bref

Nous en parlions dans un précédent article, l’objectif de notre permanence est d’orienter toute organisation et les encadrants qui la composent quant aux mesures à entreprendre lors d’une situation de crise. Plus que d’offrir des marches à suivre toutes faites, notre démarche s’ancre davantage dans une optique de co-construction, favorisant les échanges tant autour de la situation, que des actions entreprises et à entreprendre.

Quelques chiffres…

Durant cet été, ce sont quelques dix demandes qui nous sont parvenues. A noter que certaines situations s’étant déroulées durant l’été peuvent remonter à la surface quelques temps plus tard. Six proviennent de structures proposant des activités de jeunesse, trois émanent de professionnels, la dernière, quant à elle, de parents.

Un service nécessaire et plébiscité par les organisations…  

Au fil des années, le nombre de demandes a augmenté et de plus en plus d’organisations ont acquis le réflexe de nous solliciter en cas de crise. A titre d’exemple, nombre de structures actives en région lémanique inscrivent désormais notre ligne de notre permanence dans leurs contacts utiles, transmis lors de la préparation des camps. Ces éléments démontrent bien que nous répondons à un besoin de la part des organisations.

Un filet de sécurité pour les associations…

Pour nombre de structures actives auprès des jeunes, la connaissance d’une telle permanence de conseils permet de se sentir plus sereines. Elles savent qu’elles ont un filet de sécurité en cas de questionnement.

En situation de conseil, la même logique se fait jour. En effet, c’est bien souvent pour être sécurisés dans les démarches entreprises ou à effectuer que nos interlocuteurs nous contactent. Cela leur permet également de se détacher de la charge angoissante dans laquelle peut les plonger une situation de transgression de limites, des soupçons ou un cas d’abus avéré.

Des conseils disponibles toute l’année

En dehors des horaires estivaux étendus, notre équipe se tient à disposition tout au long de l’année pour aider les structures à la clarification de situation de soupçon d’abus sexuels. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre page relatives à cette prestation.

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