Author: Association ESPAS

L’Ecole Vatel court en faveur d’ESPAS

La Running Team de l’Ecole Vatel

Nous sommes heureux de vous annoncer le soutien de l’Ecole Vatel dans le cadre des 20km de Lausanne. 
Le 5 mai prochain, des élèves et professeurs se mobiliseront afin de lever des fonds en faveur d’ESPAS et des personnes qui ont subi des abus sexuels.

Les dons seront versés pour notre Fonds de solidarité.

Pour soutenir leur campagne, c’est par là.

Parler de prévention des abus sexuels pour amener du positif dans votre organisation

Par notre prévention, nous souhaitons sensibiliser les organisations aux abus sexuels. Loin de peindre le diable sur la muraille, parler de cette thématique délicate permet de maintenir un climat positif dans votre organisme, en sécurisant chacun de ses membres. Explications d’un phénomène délicat et en même temps motivant.

Protéger les enfants et rassurer les parents

En vous engageant dans une démarche de prévention des abus sexuels, vous agissez bien évidemment pour la sécurité des enfants et des jeunes qui participent à vos activités. Tout en leur transmettant votre passion, vous leur permettez de s’épanouir et de développer de nouvelles capacités, dans un climat chaleureux et sécuritaire.

Parler de manière transparente d’abus sexuels et de la prévention permettra également de rassurer les parents. D’autant plus si vous vous les impliquez dans le processus de co-construction d’un espace bienveillant à l’égard de tous et adapté à votre réalité.

Sécuriser les encadrants dans leur rôle éducatif

Si ces premiers éléments semblent aller de soi, la prévention comme sécurité pour vos moniteurs, coachs, entraineurs ou tout autre encadrant l’est moins. En effet, dans notre pratique, nous rencontrons souvent des adultes, qui par crainte d’être accusés injustement, ne savent plus très bien comment tenir leur rôle auprès des enfants.

En explicitant ce que vous attendez d’eux en tant qu’éducateurs, en parlant des contacts « adéquats » pour la pratique de vos activités et en définissant clairement comment réagir si une situation de transgression devait survenir, vous leur redonnez les clés pour mener leur rôle auprès des enfants plus sereinement.

Outiller l’organisation pour réagir en cas de crise 

En vous engageant dans une telle démarche, vous dotez votre structure d’outils efficaces pour éviter qu’un dépassement de limites n’arrive. Et car comme le risque zéro n’existe pas, une réflexion en amont vous permettra de savoir réagir de manière adéquate en cas de besoin.

Agir pour prévenir les abus sexuels, c’est finalement envoyer un message clair à l’extérieur : votre organisation est consciente qu’une situation de transgression peut arriver, mais est équipée, à l’interne, pour y faire face !

Vous vous demandez certainement comment mettre en place une telle démarche. Notre rôle est de vous accompagner afin de développer une prévention adaptée à votre réalité et vos activités. N’hésitez pas à nous contacter !

Cours de prévention de base – Sion – 25.05.19

Le service Prévention & Formation d’ESPAS s’engage pour sensibiliser à la thématique des abus sexuels les adultes, qui comme vous, encadrent des enfants, des jeunes ainsi que des personnes en situation de handicap.

Notre objectif est de vous permettre de développer des connaissances ainsi que de vous approprier des outils de base en matière de prévention des abus sexuels.

Objectifs

Alliant apports théoriques, discussions et réflexions de groupe, cette formation a comme buts de :

  • Définir et réfléchir aux notions-clés : “contacts adéquats”, “inadéquats” et “abus sexuels” ;
  • Réfléchir en groupe autour de situations concrètes avec ajout des articles du code pénal (187 et ss.) ;
  • Savoir écouter un enfant qui se confie et réagir en cas de suspicion ou d’abus sexuels avérés ;
  • Réfléchir aux premières mesures de prévention.

Informations pratiques

Formatrice : Sophie Pasquier, Psychologue SPAB
Date : Samedi 25 mai 2019
Horaires : 09:00 – 12:00
Lieu : Ecole Club Migros Sion – Place de la Gare 9 – 1950 Sion
Tarifs : CHF 80.- (tarif partenaire) ; CHF 120.- (tarif non partenaire)
Délai d’inscription : mercredi 15 mai 2019

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Que faire si un adulte encadrant a des gestes déplacés envers un-e jeune ?

Imaginons que lors d’un camp, en passant devant une chambre dont la porte est ouverte, vous voyez, couchés sur un lit, une encadrante de 22 ans qui a sa main sur le ventre d’un participant de 17 ans. Comment réagiriez-vous ?

Par ce type d’exemples fictifs, que nous utilisons parfois dans nos cours de prévention, nous souhaitons vous inviter à réfléchir à des situations concrètes, pouvant survenir au sein de vos activités et vous proposer quelques éléments de réponses.

Une situation qui questionne mais « non-illégale »

Au niveau légal, et dans ce contexte, les contacts prodigués sur le ventre du jeune ne sont pas considérés comme des actes d’ordre sexuels. Ils n’en demeurent toutefois pas moins questionnants ! En effet, comme l’avions vu dans cet article, cette situation peut notamment mettre en lumière que la monitrice n’est pas au clair quant aux exigences liées à son rôle éducatif.

Pour rappel, est défini comme acte d’ordre sexuel : « une activité corporelle sur soi-même ou sur autrui qui tend à l’excitation ou à la jouissance de l’un des partenaires au moins ». Autrement dit, il est interdit de toucher les parties « bikini » et d’embrasser avec la langue.

Le rapport de dépendance éducative

Or, aux vues de ce qui précède, si les faits observés ne semblent pas illégaux en tant que tels, il est important de rappeler que les actes d’ordre sexuel sont pénalement interdits entre un encadrant et un jeune âgé de 16 à 18 ans. En effet, le rapport de dépendance éducative qui lie l’encadrante et le jeune, rend, d’un point de vue légal, impossible toute relation entre les deux protagonistes. Et ce, même si le jeune a atteint la majorité sexuelle !

Alors, comment réagir… ?

… de manière générale ?

Une des questions à vous poser, est est-ce que vous réagiriez de la même manière si cette situation avait concerné un moniteur et une jeune ou des personnes du même sexe ?

…avec le jeune ?

Comme lorsqu’un enfant viendrait se confier, une seule question est à poser pour clarifier la situation : « peux-tu m’en dire plus ? ».

…avec la monitrice ?

Selon les informations reçues par le jeune, quelles suites envisager ? Un recadrage ? Une exclusion ? En fait, cela dépend des règles de conduite et des attentes explicitées à vos équipes, qui auraient dû être posées en amont.

Ces questions doivent vous paraitre déroutantes ! C’est pourquoi, lors de nos formations, nous vous accompagnons dans les réflexions nécessaires à la mise sur pieds de mesures de prévention et vous proposons des solutions afin de permettre à vos équipes d’exercer leur rôle auprès des enfants dans les meilleures conditions.

Vous souhaitez davantage d’informations ? Contactez-nous !

Cours “Abus sexuels : premiers outils pour réfléchir et agir” – Valais – 16.05.19

Dès 2019, nous nous réjouissons de vous proposer une nouvelle formule de cours de prévention itinérante. Son objectif : vous offrir les bases pour comprendre ce que sont les abus sexuels et comment réagir en cas de suspicions ou de confidences. 

Découvrez les informations pour notre date à destination des professionnels du canton du Valais ! 

Contenu du cours

  • Définition des notions “contacts adéquats”, “sphère personnelle” et “abus sexuels”
  • Lois en vigueur
  • Réflexions autour de situations concrètes
  • Mise en pratique sur les comportements à adopter en cas de suspicions ou de confidences
  • Informations sur les victimes et les auteurs
  • Recueillir la parole d’une victime

Informations pratiques

Formatrice : Laure Lambelet, psychologue FSP
Horaires :  9h-12h | 13h-16h
Prix : CHF 250.-
Délai d’inscription : 06.05.19

Cours : “Jeux, amour, abus entre enfants : savoir situer la limite et agir avec un jeune auteur d’abus sexuels” – 18-19.06.19

Module de formation de 2 jours 

Bien souvent nous constatons que pour nombre de professionnels et d’adultes concernés, lorsque deux ou plusieurs enfants ou adolescents sont impliqués dans des comportements sexualisés, les limites entre comportements « normaux » ou d’exploration et des actes répréhensibles et dommageables ne sont pas toujours très claires. Ceci a comme conséquence que les adultes ne savent pas comment se comporter. Dès lors, il y a un risque à la sur-réaction ou à l’inverse, à la banalisation.

Contenu du cours

A travers des exemples concrets, d’apports théoriques et d’échanges, ces deux jours de formation ont comme buts principaux de vous permettre de :

  • Connaitre la différence entre jeux sexuels “normaux”, abus sexuel et infraction à caractère sexuel ;
  • Savoir réagir adéquatement en cas de soupçon ou d’abus sexuel avéré lorsque des jeunes sont impliqués ;.
  • Savoir accompagner un enfant à comportement sexuels “problématiques”
  • Savoir comment accompagner un jeune auteur d’abus sexuels
  • Identifier les bons réflexes afin de développer des procédures et une prévention au sein de son institution

Informations pratiques

Formateur : Marco Tuberoso, psychologue FSP/AVP
Date : 18 & 19 juin 19
Lieu : Maison de la Femme, Av. Eglantine 6, 1006 Lausanne
Tarif : CHF 550.-
Délai d’inscription : Lundi 3 juin 2019

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“Le partenariat permet de protéger tous les échelons de l’organisation.”

D’abord partenaire du service de prévention mira, puis d’ESPAS, le CPV, association qui organise des camps de vacances et des centres aérés dans le canton de Genève, s’est engagé dans une démarche de prévention des abus sexuels depuis 2010. Rencontre avec Sarah Sandoz, directrice, qui nous explique son expérience.

 

Se doter de l’expertise de ses pairs

Chaque année, ce sont quelque 1500 enfants, encadrés par près de 450 bénévoles, qui participent à l’un des 120 séjours organisés par le CPV. Et, c’est dans le but de compléter ses compétences en matière de prévention des abus sexuels que l’organisation s’est jadis tournée vers le service mira, repris par ESPAS depuis 2017. Une démarche qui dépasse largement les limites de cette thématique délicate, comme l’explique sa directrice : « Le CPV a toujours eu une forme d’humilité face aux techniques et aux connaissances. Nous avons toujours cherché à obtenir l’expertise de professionnels et à nous compléter grâce à notre réseau dans quelque domaine que ce soit. »

 

Le principal bénéfice : se sentir sécurisé dans les démarches à entreprendre

En plus d’offrir un gage de qualité et une assurance indéniables pour les parents, le principal bénéfice du partenariat est le sentiment de sécurité procuré aux équipes. « En tant que professionnel, c’est important de se sentir en sécurité dans ce que l’on fait. Savoir que l’on peut se tourner vers des experts est très précieux. », explique Sarah Sandoz. Et ce, d’autant plus que cet engagement permet de protéger tous les membres de l’organisation : « Que ce soit la direction, la cellule de crise, l’équipe de professionnels, les moniteurs sur le terrain, et finalement, les enfants, tout le monde est protégé avec le partenariat ».

Les conseils prodigués lors de situations délicates, tout comme les formations dispensées aux équipes contribuent également à ces bénéfices. En effet, ces dernières offrent des outils pour savoir réagir de manière adéquate en cas de crise. Sarah Sandoz l’explique : « S’il se passe quelque chose dans un camp, s’il y a une confidence, les équipes ont besoin d’outils pour gérer cette situation. Si on la gère soi-même, sans outils, il y a de fortes chances que l’on soit à côté. Très bien intentionnés, mais à côté. Le fait d’avoir des personnes formées en amont, en plus de la présence d’ESPAS, permet d’être assez sûr d’agir de manière adéquate et au mieux pour les enfants et les bénévoles, ce qui est la finalité. »

 

La prévention des abus sexuels, un sujet important mais effrayant

Au fil des années, le CPV a suivi mira, puis ESPAS. Et, selon les mots de sa directrice, la confiance est totale. « Les expériences nous ont dit que nous avions raison d’avoir confiance. Il est important de parler de la prévention des abus sexuels, mais c’est très effrayant. » Comme l’explique la directrice du CPV, l’accompagnement d’ESPAS, tout comme les outils proposés dans le cadre de ce partenariat permettent d’avoir un impact positif et libérer la parole.  « Être accompagné par ESPAS permet aussi de mettre des mots, qui sont parfois difficile à venir. » Nous remercions le CPV pour sa confiance et son engagement en matière de prévention.

Vous êtes intéressés par notre partenariat ou nos formations ? Contactez-nous ! 

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Comment soutenir un enfant victime de maltraitance ou d’abus ?

Dans votre organisation, les relations privilégiées entre vos encadrants – moniteurs, professeurs, coaches, etc., et les enfants qui vous sont confiés permettent à ces derniers d’avoir d’autres référents que leurs parents. Pour des jeunes potentiellement victimes de violences, cela représente l’opportunité d’identifier que ce qu’ils vivent n’est pas adéquat et leur offre l’opportunité de s’autoriser à en parler.

 

Permettre aux enfants concernés de déposer leur vécu

Quel que soit l’âge de la personne concernée, les maltraitances et les violences sexuelles tendent à plonger dans le silence et le secret. Par ailleurs, plus la personne victime peut en parler rapidement, moins elle risque de développer un potentiel traumatisme.

Le lieu associatif permet aux enfants de s’épanouir et développer de nouvelles capacités. Au gré des activités que vous proposez, des relations particulières et de confiance se tissent entre vos encadrants et vos jeunes participants Vos moniteurs ou entraineurs sont peut-être des figures idéalisées, auprès desquelles les enfants victimes de situations difficiles pourraient plus facilement venir se confier. Se trouver dans une structure associative bienveillante est donc une chance pour un enfant de parler et déposer ce qu’il vit. De là, plusieurs aspects sont à considérer.

 

Devenir une organisation ouverte au dialogue

Une des mesures que vous pouvez entreprendre est d’informer les enfants du fonctionnement de votre structure et de ce qui est attendu de chacun. Ainsi, dans le cadre d’un club sportif, expliquez-leur que les entraineurs sont présents et disponibles en cas de problème dans les vestiaires par exemple. Une telle démarche permet aux jeunes de dire si quelque chose les dérange, mais encourage également les enfants concernés par la maltraitance et des abus à déposer leur vécu.

 

Favoriser une culture associative participative

Il est également possible d’intégrer les jeunes dans le processus de décision de votre vie associative. A titre d’exemple, vous pouvez notamment les impliquer dans la rédaction d’une charte de vivre ensemble.

Une culture associative participative ne permettra pas d’éviter totalement qu’un dépassement de limites ne survienne. Mais, si une telle situation devait se produire, cela donnerait les clés aux enfants pour réagir et le signaler plus facilement.

 

Outiller vos encadrants pour réagir de manière adéquate

Nous ne le répéterons jamais assez : il est primordial que votre organisation soit préparée et sache réagir de manière appropriée en situation de révélation.

S’engager seul dans des telles démarches pourrait vous paraître compliqué et contraignant.  Vous soutenir dans la mise en place de stratégie de prévention est au cœur de notre prévention.

Un-e enfant ou un-e jeune s’est confié à vous et vous souhaitez des conseils sur les démarches à entreprendre ? Contactez notre permanence au 0848 515 000 !