Comment aborder la prévention dans votre organisation ? [1/4] – Les relations entre jeunes

Réfléchir aux relations et aux comportements « physiques » qui se jouent au sein des associations ou autres structures est l’un des moyens que nous proposons pour s’engager dans une démarche de prévention. Pour y voir plus clair, une série d’articles y est consacrée.

Penser la « proximité-distance » dans une série d’articles

Dans notre prévention, il est souvent question de « proximité-distance ». De manière concrète, aborder cette thématique dans votre organisation consiste à questionner certains comportements « physiques », qui semblent « aller de soi ». Que ceux-ci soient entre encadrants et encadrés ou entre jeunes eux-mêmes. Les buts d’une telle réflexion sont notamment de :

  • Prendre conscience que certaines situations peuvent devenir délicates ;
  • Pointer celles qui peuvent impliquer un dépassement de limites ;
  • Savoir comment agir de manière préventive.

Dans les quatre prochains billets, nous traiterons de ces sujets à l’aide d’exemple concrets et quelques situations pouvant concerner n’importe quelle association. Si cet article est dédié aux relations entre jeunes, les suivants s’intéresseront à celles entre encadrants et encadrés, puis à quelques spécificités liées aux domaines de vos activités.

 

Votre organisation propose-t-elle des activités à différentes catégories d’âge ?

 Il n’est pas rare, et c’est peut-être votre cas, que des associations, clubs ou structures proposent des activités pour lesquelles des jeunes de tout âge se retrouvent ensemble. Les camps en sont l’exemple typique. Dans un tel contexte, il peut arriver que des adolescent-e-s partagent les mêmes dortoirs que des enfants plus jeunes. Or, les jeux et discussions sur le thème de la sexualité sont fréquents à l’adolescence. Quand tous les jeunes impliqués y participent de leur propre gré, il n’y a pas lieu d’en faire un problème sur le plan de la protection des enfants. Cependant, des ennuis sérieux peuvent survenir lorsque des enfants plus jeunes sont incités ou obligés de prendre part à de tels jeux, qui ne correspondent ni à leur âge ni à leur intérêt.

 

Vos activités impliquent-elles une mixité garçons-filles ?

Dans la même optique, la mixité entre les sexes représente un potentiel risque, car certains jeunes sont attirés par les découvertes sexuelles et, s’ils se retrouvent mélangés, ils ont plus d’occasions pour tester et concrétiser leurs intérêts.

Lorsque que l’on soupçonne un abus entre jeunes, il est nécessaire d’avoir une position ferme contre toute forme de violence. Il faut signaler à ceux qui commettent les actes abusifs que leur comportement n’est pas acceptable et selon les cas – notamment si les faits sont de l’ordre du pénal –  il sera nécessaire de les dénoncer à la police. La minimisation des actes, leur passage sous silence ou leur modification implique souvent que les jeunes qui commettent des abus, ne pouvant tirer de leçons de ce qu’il s’est passé, considèrent leurs agissements comme quelque chose de normal et réitèrent leur comportement.

Bien souvent nous constatons que pour nombre d’adultes encadrants, les limites entre comportements « normaux » ou d’exploration et des actes répréhensibles et dommageables ne sont pas toujours très claires. Et ceci, encore plus lorsque ceci se produit entre jeunes. Ceci a comme conséquence que les adultes ne savent pas comment se comporter lors d’un dépassement de limites ou en cas d’abus sexuels. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la manière de gérer les relations entre jeunes, nous vous invitons à consulter notre offre de formation.

 

Nous vous donnons rendez-vous le 14 juin pour aborder les questions de « proximité-distance » entre adultes et jeunes.

 

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